Les changements qui permettent VRAIMENT de protéger l’environnement

On ne peut plus se contenter de fermer le robinet quand on se brosse les dents ou d’éteindre sa multiprise la nuit. Ces changements peuvent avoir un léger impact sur notre facture au bout de 5 ans mais, franchement, c’est pas comme ça qu’on va sauver la planète.

Mais comment on fait alors ?

La BD a été gentiment dessinée par @ellehar_ , vous pouvez la retrouver sur instagram, merci beaucoup pour son travail 🙂
(détails des chiffres, calculs et sources en fin d’article )

Revoir son alimentation : moins de viande et plus de fait maison

J’ai déjà détaillé quelques clés d’une alimentation plus durable dans un article, je ne vais donc pas m’attarder. Mais le sujet me passionne, je ne peux donc pas m’empêcher de détailler un peu les chiffres astronomiques que vous avez pu lire dans la BD…

« Chaque steak de 100 g de bœuf que vous ne mangez pas sauve 3 m² de forêt, 1 300 L d’eau et 2,7 kg de CO2e  ! »

Les émissions en gaz à effet de serre viennent en grande partie des pets et rots des vaches ainsi que de l’épandage ou stockage en plein air de leur déjections. Ces sources sont productrices de méthane, un gaz 25 fois plus réchauffant que le CO2(1). Ensuite, une grande quantité de CO2 est émise par… la déforestation. Et oui, ces données prennent en compte les ressources et l’espace utilisés pour produire la nourriture du bétail.

Or, la plupart sont nourris au soja importé d’Amérique du Sud. Cultures qui sont connues pour pousser sur la forêt Amazonienne fraichement coupée, par manque de place. Il faut en moyenne 11 calories végétales pour produire 1 calorie de bœuf. Donc même si les animaux sont nourris au fourrage français, pour le rendement, on pourrait faire mieux. Vous repérez probablement un autre poste d’émission, mineur par rapport aux deux autres : le transport. Transport des aliments, mais aussi transport des bœufs vers le centre d’abattage puis vers les magasins de distribution. Selon les sources, on estime des émissions de 13 à 27 kg CO2 eq/kg de bœuf, selon ce qui est pris en compte ou non (transformation, distribution, déforestation etc.) et selon l’origine du bœuf (13 c’est pour un bœuf français en sortie de champs par exemple)

A savoir que les animaux d’élevage rendent certains services écosystémiques et exploitent des ressources qui seraient sinon inutilisées (prairies, fourrage etc.) comme le précise le scénario Afterre 2050 – je détaillerai cela dans un article si cela vous intéresse mais les gains restent, avec la production intensive actuelle, bien insuffisant pour rattraper les dégâts.

Concernant l’eau, la quantité estimée est élevée car elle prend en compte toute l’eau nécessaire à la culture des aliments pour animaux. A savoir que l’eau de pluie est incluse, résultat qui est donc discutable.

Ça c’est pour le constat désastreux du bœuf, la viande la plus polluante de nos assiettes. Mais même les autres viandes sont en moyenne plus polluantes que les produits végétaux et sous-produits animaux (sauf le fromage) comme vous le verrez dans cet article qui détaille certains chiffres d’émissions carbone. 

Quant au poisson, le principal problème est la sur pêche et les méthodes de pêche destructrice des écosystèmes marins : dragage (qui consiste à trainer un filet sur les fond marins, arrachant tout sur son passage), filet de pêche (qui attrapent jusqu’à 90 % d’animaux que nous ne consommons pas et qui sont donc relâchés – mort ou gravement blessés) etc. D’après la FAO, 80% des réserves de poissons sont surexploitées. Cela cause des déséquilibre dans la chaine alimentaire et donc à l’ensemble de l’écosystème. Pour l’aquaculture, on retrouve le même problème de “rendement calorique” que pour la viande, à savoir qu’il faut en moyenne 20 kg de poissons sauvages pour produire 1 kg de poisson d’élevage.

Image parpasja1000

Bref, je m’arrête là mais vous l’aurez compris : il devient urgent de diminuer sa consommation de chaire animale. Le scénario Afterre 2050 préconise d’ailleurs de consommer deux fois moins de viande et produits laitiers et 4 fois moins de produits de la mer, en augmentant à la place sa consommation de céréales, légumes et surtout légumineuses. A côté d’une majorité de plats végétariens voire végétaliens, tournez-vous vers les œufs, des viandes d’animaux plus petits, comme la volaille, et vers des petits poissons, non carnivores, péchés raisonnablement (labellisés MCS par exemple).

Ah et, concernant les végétaux, consommer de saison (donc hors serre) divise la production de gaz à effet de serre par 10. Vous connaissez également surement les désastres de l’huile de palme et de l’industrie agroalimentaire de manière générale (sinon je vous renvoie une fois de plus à mes articles précédents), passons donc à l’éco geste suivant !

Les sources du paragraphe(2) à (8) sont un peu dans le bazar parce que ce sont des recherches que j’ai faites et refaites et compilées dans des documents sans relier la source à la data, désoléééée.

Réduire sa quantité de déchets

Si vous vous intéressez au mode de vie écolo, vous connaissez forcément le mouvement zéro déchet : refuser ce qui est inutile, réduire ce dont on n’a pas tant besoin, réutiliser au maximum, revaloriser les déchets organiques, recycler les déchets que l’on n’a pas pu éviter.

Le problème des déchets, ce n’est pas seulement leur élimination, mais surtout l’épuisement des ressources. Pensez à toute l’énergie qui est utilisée pour extraire les matières premières, produire du plastique, le mettre en forme, y ajouter une marque et quelques éléments attrayants… tout ça pour un gobelet ou un paquet de pâtes, dont on aurait pu se passer.

Chaque bouteille d’un litre utilise pour sa production l’équivalent de 10 cL de pétrole, soit 1/10 de de sa contenance(9).
Avec 89 milliards de bouteilles vendues chaque années(10), dont 9 milliards de litres en France(9), je vous laisse faire le calcul…  Ces bouteilles sont recyclables, mais seule la moitié sont correctement triées et recyclées. L’ADEME rapporte que l’eau du robinet serait 100 à 1000 fois plus écologique que l’eau en bouteille(11).

Il suffit pourtant d’acheter une gourde pour éviter les bouteilles en plastique !
Image par Evita Ochel

Le plastique n’est pas le seul problème. Les cotons, mouchoirs et sopalins jetables utilisent beaucoup d’eau pour leur production et utilisent des produits chimiques et agents blanchissant qui polluent les eaux(13).

Cela ne s’arrête pas là : après notre utilisation, rien qu’en France plus de 80 000 tonnes de déchets finissent dans la nature, en dehors des circuits classiques d’élimination(13). Ils s’y dégradent en plusieurs centaines d’années, durée pendant laquelle ils se décomposent en micro particules (de plastique, de métaux etc.) qui infiltrent les sols, les eaux, les végétaux…. Et donc la chaine alimentaire(14).

Pas de panique, diminuer sa production de déchets est plus simple qu’il n’y parait ! Quelques exemples concrets : on investit dans du durable plutôt que du jetable. Coton réutilisables, serviettes menstruelles en tissus, torchons et serviettes de table etc. sont autant de choses qu’on n’aura pas à racheter en supermarché et qui ne rempliront pas notre poubelle à chaque utilisation. Pour l’eau, on peut boire celle du robinet en toute sécurité, elle est très surveillée en France. Si on a un doute, il existe des méthodes de filtration naturelles très efficaces comme les billes en céramique, l’argile ou le charbon actif(15). Un petit investissement dans une gourde en métal réutilisable compensera largement l’arrêt d’achat de l’eau en bouteille, estimée 300 fois plus cher que l’eau du robinet(9). On peut aussi faire ses courses en vrac, dans ses contenants réutilisables (tissus, verre, métal)– cela vaut pour les produits alimentaires autant que cosmétiques et ménagers. Là encore, internet et les bibliothèques grouillent de conseils.

Pour les déchets organiques et le compost, je vous avoue ne pas encore avoir arrêté mon avis. Je suis en train de pousser les recherches et vous fait un article dès que possible !

Acheter moins

Acheter moins, c’est aussi réduire sa quantité de déchets, mais de déchets qu’on ne voit pas ! Et oui, quand on achète quelque chose, on achète avec son « sac à dos écologique ». Késako ? Le sac à dos écologique est la masse de l’ensemble des matériaux – qui incluent les sources d’énergie, matières premières, etc. – qui ont été nécessaires à la fabrication, utilisation et élimination de l’objet, incluant les déchets que l’on ne voit pas mais qui ont été produits en amont de la chaine (encore une fois, matières premières, mais aussi les terres déplacées ou souillées)(16).

Et les chiffres sont aberrants ! Quelques exemples :
Un lave-linge porte un sac d’environ 2 000 kg, c’est encore plus pour un lave-vaisselle. Ce sont des équipements assez réparable et qu’il convient d’entretenir pour allonger leur durée de vie (vous pourrez trouver de nombreux tuto sur internet, par exemple mettre du vinaigre blanc pendant les cycle pour enlever le calcaire, laver les filtres etc.). Concernant les vêtements, il faut compter 50 kg pour un jean, 15 à 20 kg pour un tee-shirt, 40 kg pour une veste en simili cuir, on peut aller jusqu’à 100 kg pour un manteau… bref, vous avez compris l’idée.

Si vous voulez plus de chiffres, je vous invite à consulter directement le rapport de l’ADEME(16), disponible gratuitement sur internet. Vous pouvez lire la démarche de calcul ou directement les tableaux récapitulatif en fin de document. Vous y trouverez la quantité de matière mais aussi les émissions carbone tout au long de la vie du produit – production et utilisation incluses.

Le but n’est pas de désespérer, mais juste d’essayer de visualiser ces matières et leurs impacts avant d’acheter. Et finalement, une seule solution : acheter moins, mais mieux. On trouve sur internet, dans les démarches vers le minimalisme et la frugalité, des dizaines de questions à se poser avant un achat, pour vérifier qu’on n’a vraiment pas d’autres choix.
La méthode BISOU par exemple :

Si après ça on décide d’acheter, on va de préférence se tourner vers des produits d’occasion ou reconditionnés. Si vraiment on préfère le neuf, on investit dans des produits durables et/ou produits de manière raisonnée.
Une étude de l’ADEME conclue par exemple que pour un kilo de matière, le choix de coton recyclé réduirait de 86% l’impact sur le réchauffement climatique par rapport à du coton conventionnel. De la même manière, choisir un polyester recyclé plutôt que neuf réduit l’impact de 39 %(16).
Ce qu’on possède, on l’entretient afin d’en allonger la durée de vie. On peut participer à des Repair Café si on ne sait pas comment réparer soit même ses équipements électroniques, électroménagers voire même jeans troués !

Avec tout ça, même si le prix à l’achat de produits résistants et de qualité semble plus élevé, on s’y retrouve largement au bout de quelques années.

Surfer plus green

Les nouvelles technologies sont très (trop ?) souvent avancées comme notre sauveur. Et pourtant, ce n’est pas parce que la pollution n’est pas sous nos yeux qu’elle n’existe pas. On revient à l’idée de sac à dos écologique : les équipements électroniques en ont un très lourds. Et c’est peu dire : pour un téléphone (soit environ 300 g) c’est environ 125 kg de ressources utilisées en mont. Pour un ordinateur portable, on compte plus de 700 kg. Pour une télé de 30 à 40 pouces (pas si grande par rapport à ce qui peut exister), le bilan s’élève à 2200 kg(16)
De plus, leur utilisation est très gourmande en énergie. Pas seulement l’électricité pour recharger les batteries, mais surtout l’énergie qui alimente les serveurs qui servent à accéder à toutes les connaissances d’internet et à enregistrer sur le cloud des photos et pièces jointes qu’on ne regardera jamais(17)(18).

Il faut donc prendre conscience de ces émissions, bien qu’elles nous soient très abstraites, pour les éviter. Les mails par exemple, sont tous enregistrés sur des serveurs, alors qu’on ne s’en sert très souvent pas plus de 5 mn ! Prenez donc le réflexe de vous désabonnez des listes de diffusion spam ou que vous ne lisez pas (même sur votre adresse mail poubelle-qu’on-n’ouvre-jamais, oui oui on l’a tous), supprimez les emails dont vous n’avez plus besoin, surtout lorsqu’ils contiennent une pièce jointe, faites un peu de tri dans votre cloud ou drive régulièrement… une fois qu’on a le réflexe, ça ne prend pas de temps et on y voit un peu plus clair !
Quant aux requêtes internet, enregistrez vos sites en favoris ou accédez directement par l’URL (en utilisant l’historique de propositions automatiques) pour éviter de doubler chaque requête en cherchant d’abord sur google. Vous pouvez aussi choisir des navigateurs plus responsables comme Ecosia ou Lilo.

Améliorer son moyen de transport

Je vous épargne le classique « la voiture ça pue ça pollue, le vélo c’est mieux c’est moins onéreux », vous connaissez le refrain ? Oui ? Aller on passe à la suite.

Si vous voulez approfondir le sujet, je vous renvoie vers le guide de l’ADEME(19).

Comme il a l’air heureux sur son petit vélo !
Image parErikaWittlieb

Voyager moins, mieux et/ou moins loin

Le tourisme, quelle belle invention. S’ouvrir au monde, à de nouvelles cultures, à la découverte… malheureusement, nous en avons fait un phénomène de masse qui n’a aucune considération pour l’environnement(20). Alors pourquoi ne pas revoir notre vision du tourisme, pour quelque chose de plus local, de plus petit mais tout aussi enrichissant ? Après tout, pas besoin de prendre l’avion vers « l’autre bout du monde » tant que l’on n’a pas fini de découvrir les beauté de notre région ou notre pays ! Et quelle chance nous avons en France d’avoir une telle diversité de paysages. Pour découvrir d’autres pays, il n’est pas nécessaire de passer par la case « avion » : l’Europe est accessible en train pour des prix et durées raisonnables, ou alors en train de nuit pour ne pas perdre une seule journée de vacances.

Des finances responables

Là, j’avoue qu’avec mes revenus d’étudiante, je n’ai pas encore approfondi la question. Mais il faut savoir que nos comptes d’épargnes ne se contentent pas de dormir. Les banques s’en servent pour faire des investissements, plus ou moins fructueux (comprendre fructueux pour l’environnement ou le social 😉 ) Vous ne voulez pas utiliser d’énergies fossiles ? Alors vérifiez que votre banque ne finance pas des projets qui y sont liés ! Certains articles recensent les émissions carbones des banques selon leurs investissements. La banque postale serait la moins émettrices de CO2 parmi les banques « classiques ». Les plus « green » seraient la Nef et le Crédit Coopératif, qui financent des projets choisis pour leurs bénéfices environnementaux ou sociaux. Vous pouvez également directement investir dans des projets responsables et à forte valeur environnementale. Je vous laisse creuser un peu le sujet si vous avez une épargne suffisante pour planter un hectare de forêt plutôt que d’ouvrir une nouvelle mine de charbon 😉 (21)(22)

Image par Nattanan Kanchanaprat

Et l’électricité ?

Je n’ai pas beaucoup parlé d’économie d’énergie, pourquoi ?

Il y a certes un débat sur le nucléaire, mais en France au moins on a la chance d’avoir une électricité plutôt décarbonée. L’utilisation de charbon, fuel ou gaz arrive uniquement pendant les pics de demande, quand tout le monde allume son four, sa télé, ses plaques de cuisine et prennent une douche chaude en même temps : le nucléaire ne suffit pas et le soleil ne tape pas assez fort sur les panneaux solaires. C’est là qu’il faut alors compenser avec des centrales d’appoint et c’est là qu’on pollue le plus. Alors tant qu’on évite les pics de consommation (en 7h et 9h et entre 18h et 22h à peu près), il y a de grande chance que notre électricité ne produise que peu de gaz à effet de serre (en France en tout cas !) Il faut donc essayer de décaler nos appels d’électricité, avec un peu d’organisation (par exemple programmer le ballon d’eau chaude pour qu’il se recharge pendant la nuit, ou programmer ses repas et cuire tout ce qui se cuit au four en une ou deux fois dans la semaine – le week end entre autre – plutôt que le chauffer tous les soirs) et décomplexez sur la lumière que vous avez laissée allumée !

Vous trouverez plus précisément les valeurs d’émissions de gaz à effet de serre dans les liens en source(23)(24), mais dans l’idée, en France on émet 25 à 150 g CO2 eq / kWh – avec une moyenne de 74 d’après RTE – alors que par exemple l’ADEME estime 240 g CO2 e/kWh en Espagne, 460 en Allemagne et 720 en Grèce.
Vous pouvez aussi jeter un œil à cette carte qui donne, en temps réel, une estimation très visuelle des émissions carbone de l’électricité consommée dans un pays (en g CO2 eq / kWh). Les estimations prennent en compte le cycle de vie complet des installations, c’est à dire depuis leur production a=à leur fin de vie en passant par la production d’énergie elle même.

Surtout : Déculpabilisez et… communiquez !

Attention, je ne dis pas de transformer votre chez vous en Versailles et de laisser couler l’eau dans votre salle de bain par plaisir. Mais simplement que des petits eco gestes qu’on nous vend dans les média n’ont aucun impact comparés à des changements plus profond d’état d’esprit et une révision de nos modes de consommation, d’alimentation et de transport. Cela demande, pour certain, un peu d’habitude, un peu de prise d’informations mais rien finalement qui va vous isoler du monde ou vous pourrir la vie. Avec ces ordres de grandeur en tête, on arrête de se prendre la tête sur des détails qui ont peu d’impact et on peut consacrer son énergie aux actions qui vont vraiment changer les choses.

Donc si vous faites déjà (presque) tout ce qui est dans cet article, mon conseil est le suivant : arrêtez de vous culpabiliser pour chaque petit « écart » au mode de vie écolo, arrêter de chercher le petit détail qu’il vous reste à améliorer pour diminuer vos émissions carbone de 10 g par an. A la place, investissez ce temps pour aller parler autour de vous, faire prendre conscience de l’urgence climatique et communiquer sur les gestes qui ont le plus d’impacts et qui vont vraiment permettre de faire évoluer les choses. D’autant qu’à force de nous autoflageller et nous taper sur les doigts pour une paille qu’on nous a servie au bar ou une envie d’aller au restaurant pas local entre amis, on angoisse, on se culpabilise et on n’a pas du tout l’air épanoui, ce qui ne donne certainement pas envie à notre entourage de nous imiter.

Montrer l’exemple à son entourage et mettre est un premier pas essentiel !
Image parMoteOo

Comme on dit, il vaut mieux 10 personnes qui font de leur mieux, qu’une personne qui fait (presque) tout parfaitement. Votre défi de l’année (ou du mois pour les plus efficace 😉 ) : convaincre 10 personnes de se rallier à la cause environnementale et les accompagner avec bienveillance dans leur cheminement !

Cet article, c’est un peu un condensé de mes réflexions et recherches mais chaque paragraphe fera office d’un article à part entière, car il y a tellement à dire !

Pour finir … un peu de maths

On l’a vu, la FAO estime qu’1kg bœuf émet 27 kg CO2 et utilise 13 500 L d’eau Si on considère 1 steak = 100g, on va compter 2,7 kg CO2eq/steak et 1 350 L d’eau.

 « Eteignez la lumière quand vous sortez d’une pièce, une lampe émet 1,48 g CO2/h ! »

Une ampoule basse consommation utilise 0,020 kW par heure d’utilisation. Utilisons la moyenne d’émissions du électrique français, calculée par RTE, c’est à dire 74 g de CO2 par kWh. On calcule donc pour notre lampe que 1 h allumée = 1,48 g CO2/h (sachant qu’on ne prend pas en compte la fabrication de la lampe et son cycle de vie, mais elle durerait en moyenne 8000h pour les récentes) Il faut laisser sa lumière allumée 1824 h pour émettre autant de CO2 qu’un petit steak de bœuf de 100g. C’est 76 jours, ou deux mois et demi. Donc à moins de laisser ses lumières en continu, on ne peut pas dire que ça soit un poste très polluant. J’insiste, cela vaut en France, mais l’énergie est bien plus carbonée dans d’autres pays.
Même dans le pire des cas, où on a gardé l’ampoule à incandescence de nos grands-parents, elle émet 0,075 kW.h; soit pour 1 h allumée = 5,55 g CO2/h. Il faudrait donc la laisser allumée 486 h ou 20 jours pour arriver à un steak.

« Moi j’éteint l’eau quand je me brosse les dents : J’économise entre 14 600 L et 22 000 L / an !  »

L’ADEME estime qu’un robinet ou une douche ouvert laisse couler 10 L d’eau par minute (robinet à plein débit…). Donc un brossage de dent gâcherait 20L à 30L par brossage si on laisse le robinet ouvert. Oui, c’est énorme, ça fait 40L à 60L d’eau par jour. Soit entre 14 600 L et 22 000 L / an ! En steak ça fait quoi ? Entre 1 kg et 1,6 kg de bœuf. Hum. En gros manger 1 steak de moins par mois revient au même.
Donc ce genre de gestes, au final, on le fait plus pour réduire ses factures que son impact sur l’environnement. Et c’est très bien aussi ! Mais il faut en être conscient.

Sources

  1. https://www.epa.gov/ghgemissions/understanding-global-warming-potentials
  2. Un coup de fourchette pour le climat, Reseau Action CLimat- France, oct 2015
  3. FAO, Livestock Long Shadow, 2006, p. 112
  4. The future of food and agriculture, FAO, 2017
  5. Livestock and climate change, World watch 2009
  6. Afterree 2050, Solagro, version 2016
  7. Bilan GES de l’Ademe
  8. Carey C., Oettli D. (2006) Determining links between agricultural crop expansion and deforestation . A report prepared for the WWF Forest Conversion Initiative.
  9. https://lemballageecologique.com/2017/08/30/eau-en-bouteille-impact-ecologique/
  10. https://www.fne.asso.fr/actualites/lobjet-du-mois-soyons-gourdes
  11. http://info.francesite.net/public/2009/bouteille-eau-plastique-dechet-pollution-ADEME.pdf
  12. https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/1178-production-mondiale-de-coton.html
  13. https://www.planetoscope.com/dechets/1933-dechets-sauvages-jetes-en-france.html
  14. https://www.consoglobe.com/duree-vie-dechets-nature-1386-cg
  15. https://www.economieintuitive.com/3-methodes-rendre-leau potable/?fbclid=IwAR2XOnzveexHPMOQrpsp-wF4n4_W44vYsC6q3IfVXG8DNMw1fq66EuFYbVw
  16. Modélisation et évaluation des impacts environnementaux de produits de consommation et biens d’équipement, 2018, étude réalisée par RDC Environment, BV CODDE, CYCLECO, FCBA pour l’ADEME
  17. Technologies Numériques, Information et Communication : Réalisation d’un bilan de gaz à effet de serre, Ademe, 2012
  18. NTIC et Environnement : Enjeux, Risques et Opportunités, Sylvie Faucheux, Christelle Hue et Olivier Petit, 2001
  19. https://ile-de-france.ademe.fr/sites/default/files/files/DI/Transports/guide-optimiser-deplacements.pdf
  20. Callot, P & Babou, I (2007). Les dilemmes du tourisme. : France.
  21. https://www.colibris-lemouvement.org/passer-a-laction/agir-quotidien/changer-banque
  22. http://www.financeresponsable.org
  23. https://e-rse.net/co2-kwh-electricite-france-mix-electrique-271675/#gs.2aoguv d’après https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ipcc_wg3_ar5_annex-iii.pdf
  24.  http://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?moyenne_par_pays.htm
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